Cap au sud!

De Praïa de Aventureiros à Praïa Lopes Mendes

FRUTOS DO BRASIL

DE PRAÏA DE AVENTUREIROS A PRAÏA LOPES MENDES

 

 

 

 

 

Jeudi 20 juin

 

De Praia de Aventureiros à  la  Praia Lopez Mendes, la côte de l’ile au vent.

Des noms tellement évocateurs des premiers "touristes" espagnols débarquant de leurs frégates dans ces lieux apparemment vierges et d'une beauté sauvage et  parvenus du fond des âges presque intacts jusqu'à nous.

Vamos ! A l’aube, (j’ai rangé ma montre depuis longtemps), nous partons pour une longue randonnée de 7 heures pour atteindre Lopez Mendes. Après 3 heures de marche dans la forêt, nous atteindrons Dois Rios. Naira, l’amie brésilienne de Véronique, notre guide, nous fait découvrir des trésors invisibles à nos yeux néophytes : un grand singe hurleur dans les hautes branches, l’odeur du serpent qui mue, ou de l’urine d’un porc épic. A un endroit autrefois habité et où la forêt a repris ses droits, nous cueillons des citrons, d’autres arbres fruitiers subsistent, retournés à l’état sauvage. Le sentier est pavé de pierres rondes apportées par les anciens esclaves… D’énormes papillons superbement vêtus de bleu et de noir volètent dans les feuilles.

Nous avons rendez vous avec Mauri qui va nous faire découvrir sa forêt : de son sac s’échappe une délicieuse odeur d’ananas, après 2 heures de marche accompagnée de cris d’oiseaux invisibles, nous descendons dans une  crique, après une bananeraie, la plage de Cachadaço, où nous savourons enfin les succulents  ananas et banane du pic-nic de Mauri.

Encore 2 heures de marche dans une forêt « multo sauvage » où personne ne passe nous dit Mauri. Des troncs à travers le sentier, des lianes énormes entrelacées sont autant d’obstacles. La pente est raide et glissante, il faut s’accrocher aux lianes pour progresser. Enfin apparaît notre récompense : la  Praïa Lopez Mendes à perte de vue sur fond de forêt montagneuse. Le sable est blanc et crisse sous les pas. C’est le bout de l’Ilha Grande et de la côte au vent.

Se faire rouler dans les énormes vagues déferlantes est un plaisir mérité après tant d’effort !

 

 

 

 

 

 

Vendredi 20 juin

Deuxième nuit à Abraào, à la Pousada Tropicana, auberge pleine de charme avec un patio intérieur et des hamacs qui nous tendent les bras. Abraào est une petite ville touristique sur la côte nord de l’Ile, sous le vent. De nombreux bateaux sont mouillés dans sa baie. Des maisons les pieds dans le sable de la plage, pas de voitures, beaucoup de pousadas et de bars. Justement, Delphine m’invite à prendre une « capirhena » servie dans un grand verre,  il y a de l’excitation dans l’air, cette nuit le Brésil joue la demi finale du Mondial, les rues sont décorées aux couleurs nationales… Après avoir siroté cette traitresse boisson, je me lève complètement chavirée !!! Délicieux dîner de poisson au fruit de la passion à la poussada  Tropicana. Tard dans la nuit les brésiliens vivent dehors aux heures plus fraiches.

Après une nuit entrecoupée de pétards, le matin est divin à Abraào, exposée à l’est, le soleil éclaire doucement les façades, petit déjeuner de fruits servi face à la mer..

 

Je pars seule pour la dernière randonnée de l’autre côté du cap abritant Abrao, Après 1 heure de montée dans la « mata », avec les cris des singes dans les arbres, du sommet je vois Abraào d’un côté et une jolie crique turquoise 400 m plus bas. J’atteins une jolie plage bordée de cocotiers : Pouso. Baignade, dessin, je me détends..

 

C’est le week end, le ferry à Abrao débarque un flot de passagers et de marchandises. Je retrouve Naira à qui j’achète une jolie corbeille qu’elle tresse avec des lianes. Sa petite maison est rafraîchie par une petite cour pleine de fleurs tropicales qui respire la douceur de vivre. Il y a des pays qu’on admire, où l’on passe. Ici on a envie de rester et de s’installer !

 


 

 

 

 

Samedi 22 juin

 

Au petit jour, retour à Angra dos Reis sur le continent, par  le schooner « phoenix », qui rase les petits ilots juste devant Abraào, ces bateaux ont un fond presque plat avec une quille horizontale. En route nous croisons des bateaux de pêche, suivis par un sillage de paille-en-queue, des aigrettes blanches se posent sur le mat des bateaux et d’énormes vautours noirs flânent sur les plages, à l’affût du moindre déchet à avaler. Retour « saudade » à Rio, nous quittons une île et une forêt profonde, l’âme du Brésil.

 

A suivre.. 



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Publié à 16:30, le 15/10/2010 dans Randonnee en foret bresilienne, Brésil
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De Paraty à Praia Lopez Mendes

 

 FRUTOS DO BRASIL

DE PARATY A PRAÏA LOPES MENDES

 

Mardi 18 juin

C’est à bord de PHOENIX, un shooner en bois reconverti en promène-gogos que nous sommes partis de Angra dos Reis, un port de pêche multicolore imprégné  d’odeurs puissantes, mélange d’huile de moteur et de poisson. Les marins pêcheurs, assis par terre sur le quai, ravaudent des montagnes de filets bleus et des tas de petits flotteurs blancs. Dans la baie, s’alignent des barques et shooners au mouillage où se reposent d’élégantes aigrettes blanches.

 

 

 

Cap : Ihla Grande

Plongée près de Araçatiba dans une crique à l’eau turquoise : des bancs de poissons en pyjama jaune et noir se précipitent sous la coque du bateau, d’énormes étoiles de mer rouge restent impassibles…

Pas de routes sur l’Ihla Grande, seulement des pistes, les habitants accèdent par bateau à leurs maisons en bord de mer. Nous cabotons le long des côtes découpées de l’île, puis nous débarquons à Ubata Bahia. Une pousada de style colonial semble abandonnée : tables carrelées d’azujelos, vieux meubles peints, les plantes tropicales reprennent possession des lieux. Nous partons pour une marche dans la forêt au milieu d’énormes bambouseraies impénétrables, de papayers élancés couverts de fruits, et de bananiers offrant leur unique et énorme fleur pourpre. Des singes, on n’entend que les cris de leur course furtive dans les arbres.

 


 

Mercredi 19 juin


A Proveta, un gros village, se sont rassemblés les « Croyants de l’Assemblée de Dieu », une secte religieuse, qui vivent autour de leur église toute blanche. Sur la plage les pêcheurs réparent leur filet non loin de leur barque en bois.  J’achète un mini bidon d’huile d’olive.

 

Vamos ! L’unique piste est bordée d’une ligne électrique, cette colline qui sépare Proveta de la Plage de l’Aventurier est déboisée depuis longtemps  et couverte d’herbes hautes de la pampa, la chaleur est accablante. Arrivée sur la Praia de Aventureiro, belle à couper le souffle : bordée de palmiers, des roches  doucement arrondies par l’érosion des vagues, une eau turquoise et cristalline, et bordée d’une lagune, aucune trace humaine sauf une cabane en bambous. C’est une réserve écologique. Après une divine baignade bien gagnée après tant de suée, il nous faudra 1H30 de marche pour atteindre l’autre bout de cette immense plage déserte  dans un sable si blanc et si fin que nos pieds crissent comme sur la neige fraîche. Nous longeons des roches plates couvertes de cactus allongés, puis traversons une mangrove à l’eau trouble jusqu’à la taille.

 

 

 

 

 

Plage de Parnoica bordée de d’Arwedua, arbres aux larges feuilles rondes  : loin de la civilisation, Ros, un brésilien velu et artiste, a emménagé un charmant camping rustique sous les cocotiers et les papayers : des tentes, même une douche dans une cabane, (l’eau des pluies ?), des clôtures de bambou (contre quoi ?) ornées de broméliacées , petit potager, hamac.

A 8 heures, il fait nuit, je m’écroule de fatigue, je vais quand même admirer le clair de lune sur la plage, l’écume des vagues qui déferlent semble d’être d’argent liquide…

 

Jeudi 20 juin

A suivre…



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Publié à 16:09, le 28/09/2010 dans Randonnee en foret bresilienne, Brésil
Mots clefs : Forêt brésiliennecarnet de croquisParatybrésil


De Rio de Janeiro à Paraty

 

 

 

VOIR AUSSI ALBUM CROQUIS :


 

 

Samedi 19 juin

Rio de Janeiro - Cabanes Gaeitas

Partis de Rio à 7 h. Nous longeons la côte. La montagne couverte d'un épais manteau vert plonge dans la mer. Les favelas de Rio de briques rouges semblent un fragile château de cartes. Arrivée à Laranjeiras où nous nous immergeons enfin dans la forêt tropicale. L'air est moite, un voile de brume enveloppe les sommets. La végétation est fascinante. Des fougères arbustives , des bambous géants, des caoutchoucs se lovant sur les troncs, des misères rampant, une multitude de palmiers, de la taille de l'herbe jusqu'à celle d'un arbre, de ce  chaos végétal touffu dégouline la transpiration de la forêt bruissante et odorante. Le chemin est glissant, la terre rouge, tout est mouillé. Des cris d'oiseaux, j'aperçois un colibri bleu. Après une heure de marche, le grondement de l'océan s'amplifie subitement. Une immense plage de sable, Praia do Sono apparaît dans un écrin de roches couvertes de végétation. Après un plongeon dans les énormes vagues qui roulent, nous déjeunons avec ce qui sera notre menu invariable et quotidien pendant cette randonnée : riz, haricots noirs et poisson grillé saupoudré de sauce piment et farine de manioc.. frugal mais bon.  Sur la plage, des enfants jouent au foot ou surfent sur les rouleaux d'écume. Notre guide Tico porte une partie de nos affaires et nos 2 porteurs nous doublent en courant pieds nus ou en tongs en pleine forêt !!. Les cabanes Gaietas de bambous et terre séchée nous attendent pour l'étape du soir. L'océan gronde tout près et va bercer ma nuit.

 

 

 

 

 

 

  Cabanes Gaeitas

 

  

 

Dimanche 20 juin

Cabanes Gaietas – Pousso de Cajaiba

Après 6 heures de marche et 2 H de montée abrupte sur un sentier parsemé d’embuches, racines, pierres glissantes, troncs effondrés, parfois à 4 pattes, l’arrivée est toujours paradisiaque : une plage (Martin de Sa) au fond d’une baie, une baraque de bambou, des montagnes vertes tombent à pic dans l’océan qui bouillonne. Les descentes sur un sol glissant sont tout aussi éprouvantes : je me retrouve la main poilue d’épines en m’accrochant à un bambou gros comme le poignet aussi épineux qu’un cactus !

Pousso de Cajaiba est un village au fond d’une baie composé de maisons de briques et de bambous, les enfants jouent sur la plage, les hommes ravaudent leurs filets. Les bateaux de pêchent sont mouillés dans la baie, les pirogues, taillées dans un tronc d’arbre, sont au sec sur la plage. Le soir les jeunes vont poser leurs filets en pirogue. Des palmiers, une petite église éclatante de blancheur, des jacarandas complètent ce tableau idyllique. Les villages de la côte ne sont pas accessibles par des routes, seuls des sentiers les relient à la route : les familles vivent de la pêche, de la location de cabanes aux randonneurs, et de culture de base (manioc, bananes). Ici, les gens sont pauvres mais pas misérables, ils sont souriants et accueillants.

 

 


Lundi 21 juin

Pousso de Cajaiba- Paraty

Farniente sur le pont du bateau de Juan, un schooner  en bois (ancien bateau de pêche à voile reconverti pour promener les touristes) en route pour Paraty. J’éprouve un bonheur absolu d’être en mer, au milieu de ces paysages vierges, dans des baies profondes avec la forêt à perte de vue, des nuages vaporeux s’accrochent sur les sommets, la forêt fume !!! La baie de Rio est parsemée d’iles boisées, au rivage intact. Mouillage à Praia Grande, je rejoins la plage  à la nage, puis baignade à une jolie cascade à 10 mn de marche. Personne ! C’est paradisiaque. Nous déjeunons à l’auberge, les pieds dans l’eau : frites de maniocs, calamars en beignets, crevettes et sublimes jus frais d’ananas et de mangue.

A Paraty, nous arrivons dans un autre siècle, cette ville a été fondée par les premiers colons portugais au XVe siècle et a traversé l’histoire intacte jusqu’à aujourd’hui. Site classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, en raison de son l’architecture remarquable de l’époque coloniale. La marée balaye 2 fois par jour les rues pavées d’énormes blocs de pierres. On devine les patios à l’ombre, fleuris de bougainvillées, de palmiers et bruissant de fontaines. Le retour à la civilisation est  toujours empreint de regret de quitter  la nature sauvage.

 

 

 

 

 

 

 

En pleine coupe du Monde de foot, les rues pavoisées des couleurs du Brésil sont vides de leurs habitants (mais pas silencieuses!) déchaînés devant leur écran de TV !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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Publié à 18:57, le 19/09/2010 dans Randonnee en foret bresilienne, Brésil
Mots clefs : ParatypousadabrésilIlha GrandeRio de Janeiro


Qui suis-je ?


Randonner dans la forêt brésilienne ou naviguer sur un bateau de 6m en Dalmatie, c'est toujours dans mon carnet de croquis que je rapporte mes souvenirs.

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